Non, nous n’avons pas tourné dans un froid presque glaciale, en fait il faisait plutôt bon. Le 1° fait référence aux taux d’alcool dans l’un des accessoires importants de la journée: le panaché.
En effet, ce dimanche, T-Yupz et 50 se sont retrouvés autour d’un bon panaché, pour continuer à tourner les aventures des Bagass. Près de 4 heures de tournage précédés par 4 heures de préparation (merci Albert pour son soutien infaillible) nous ont permis de mettre dans la boîte la quasi-totalité des scènes 4 et 5 du film. Une bonne chose pour un projet qui traînait un peu les pattes, puisque la marche avant est maintenant lancée.
Au programme, les événements « avant-après » d’une nuit vraisemblablement trop mouvementée pour nos deux rappeurs en devenir.
L’interaction entre T-Yupz et 50 est ici à noter puisqu’il s’agit de leur premier vrai échange depuis le début du tournage. On a donc tourné des dialogues sous différents angles (champs / contre-champs, avec deux caméras en simultané), le tout avec Albert à la manœuvre perche pour une prise de son de qualité (voir l’article sur la prise de son). Les acolytes de ce dernier, Luc et Nicolas, étaient aussi présents pour nous aider avec le cadrage, la lumière, et même pour un petit rôle de figuration.
Côté technique, on a tourné avec mon 7D et le 5D mark II de Florent, montés essentiellement sur des trépieds et sur la Tuper rig. On a ensuite simuler différentes ambiances (la nuit et le matin) avec un mélange de lumière du jour, de projecteurs et de réflecteurs maison.
Malheureusement pas de photos « backstage » cette fois-ci, puisque la photographe officielle étaient occupée à sur d’autres projets, mais voici tout de même quelques images tirées directement des rushs, juste pour vous. Encore un grand merci aux Man B (Albert, Luc et Nicolas) pour leur aide et leur réflexion.
Un petit bonus pour vous remercier tous de regarder et partager la vidéo: voici le making of de « The Wall ». Vous y retrouverez des secrets de post-production, de montage sonore, ainsi qu’un mini-bétisier…
Réalisé pour Reporters Sans Frontières, le but était de faire une vidéo drôle, de moins de 45 secondes, qui montre que l’information au quotidien est essentielle. C’est le message que j’essaye de faire passer dans cette courte vidéo, tourné avec mon 7D, en utilisant la Grue et la Tuper Rig et un « mur » construit au milieu d’un champs.
Je parle souvent d’image: effets spéciaux, prises de vue, techniques de caméras… mais il ne faut pas pour autant oublier un point essentiel, presque plus important encore que l’image elle-même: la prise de son.
Prenons l’exemple du SMIC. Heureusement qu’il n’était pas bourré de dialogues, puisque la plupart de ceux-ci étaient difficilement compréhensible. Le simple micro posé sur la caméra était insuffisant, et une grande partie des voix a du être réenregistrée (un travail peu évident avec un résultat moyen). Pour un film avec plus de dialogue, la prise de son est donc un élément essentiel.
Donc en plus de mon Rode Videomic (micro unidirectionnel), j’ai fait l’acquisition d’une perche (« boompole »), d’un câble de rallonge, et d’un « cache-vent » ou « deadcat ». Albert, le nouveau responsable de la prise de son pour Tuperhero (si il fait quelques pompes) a ensuite enregistré un dialogue improvisé entre Anne et moi. La technique utilisé est de placer le micro au dessus des acteurs (le son est de meilleure qualité que de face ou depuis en dessous), juste hors du champs. Ensuite on vise la personne qui est entrain de parler, pour obtenir un enregistrement le plus propre possible. L’enregistrement même se fait avec un Zoom H2, et on resynchronise son/image au montage.
La différence de qualité entre le micro intégré au 7D et la prise de son externe est flagrante, comme vous pouvez le voir l’entendre dans la vidéo.
Le week-end a été bien rempli pour Tuperhero, entre bricolage d’accessoires pour Bagass, construction de décors (qui a mal tournée) et un tout nouveau projet. Beaucoup plus d’informations bientôt, mais en attendant, je vous mets au défi: qui peut deviner ce qu’il s’est passé sur la photo ci-dessus?
Tout rappeur qui se respecte a forcément une piscine… C’est bien le cas de 50 qui, après avoir percé dans le hip-hop, s’empressa de faire construire un piscine juste pour lui.
C’est la scène que nous avons tourné samedi dernier. Il faisait beau, l’eau de la piscine était bonne, les conditions étaient donc parfaites. Le seul petit obstacle était technique: pour que le plan fonctionne, il fallait pouvoir le filmer depuis au dessus, à la verticale. Logiquement on a utilisé la grue, sauf que la tête pivotante de celle-ci a le malheur de ne pas se pencher à 90° vers l’avant. Une petit équerre et quelques boulons plus tard et c’était réglé, et on a un plan superbe!
Voici quelques images de la grue en action (à longueur maximale), surplombant un Florent plus que détendu!
Merci à Alice pour les jolies photos, et à Albert pour son assistance sans faille!
Chez Tuperhero Films on prend soin de nos acteurs et on fait bien attention à leur sécurité. C’est pour ça que, même pour faire un simple éclat de sang, on insiste sur l’utilisation de préservatifs.
Bon, le préservatif n’est pas vraiment là pour protéger l’acteur, si ce n’est qu’il est une bonne alternative aux explosifs. Nous n’avons bien sûr aucune qualification en pyrotechnique, et donc plutôt que de prendre le risque de brûler notre victime, j’ai trouvé une autre solution qu’il fallait que j’essaye. Cette dernière requiert l’utilisation du fameux préservatif…
Voici les étapes :
faire du faux sang: j’ai utilisé un mélange de coulis de chocolat, de colorant alimentaire rouge et jaune, et d’eau (merci à Christophe de la C-Prod pour sa recette).
coller sur un conteneur en latex (ici un préservatif) une rondelle en acier reliée à un fil invisible (on utilisera au final du fil de pêche, mais à défaut dans cet exemple, c’était juste du fil de jardinage).
remplir le préservatif avec le faux sang (point trop n’en faut) et le fermer serré histoire que le liquide exerce un peu de pression.
accrocher le tout à son acteur (sur un « sous-couche » de vêtements, ou directement sur la peau) avec du gaffer.
mettre un tee-shirt par dessus, et faire un petit trou à l’endroit du l’impact.
tirer d’un coup sec et fort sur le fil, pour faire exploser la poche de faux sang.
Et ça marche! Certes ce n’est pas encore parfait, mais en s’appliquant un peu plus pendant la préparation, je pense que ça peut fonctionner à merveille. L’avantage c’est que ça ne coûte pas cher, et que ce n’est absolument pas dangereux pour la « victime ».
Mes améliorations pour la prochaine tentative:
- du fil de pêche
- un trou plus discret dans le tee-shirt
- plus de pression sur la poche de sang
Les vidéos en timelapse (ou en accéléré) vous en avez tous déjà vu. Dans un documentaire où l’on voit une fleure s’ouvrir en 15 secondes, dans un clip de nuit avec des voitures qui passent ultra rapidement en laissant des trainées de lumière, dans un « making of » où un plateau se monte dans l’espace de quelques instants… alors j’ai voulu essayer.
Le principe est simple : on règle son appareil photo, ici le 7D, pour prendre des photos régulièrement par intervalle de temps. Une fois que toutes les photos sont prises, on les transforme en vidéo, et ainsi on a un mouvement fantastiquement rapide (on passe par exemple de 1 image toutes les 3 secondes à 25 images par seconde). J’ai donc fait l’acquisition d’une télécommande appelée « intervallomètre » qui permet de régler l’intervalle à laquelle l’appareil doit prendre les photos et combien de photos il doit prendre au maximum (jusqu’à 400).
Au final, cet effet est superbe, par contre il ne s’applique que rarement au cinéma (transitions, effets spéciaux…) donc je ne pense pas approfondir le sujet beaucoup plus que ça. Je suis hyper content du résultat, et on verra quand est-ce que je pourrais m’en resservir, mais pour le moment, j’ai remis la télécommande entre les mains de Florent, qui en fera sûrement des choses bien plus créatives que moi!
Bagass est un monde plein de personnages tous plus déjantés les uns que les autres. Certains jouent un rôle important dans l’aventure de T-Yupz et 50, alors que d’autres sont juste de passage. C’est le cas de Sebastian, interprété par l’imposant Richie.
Malgré une mère Australienne, Sebastian est un vrai français du Sud-Ouest. Habitant du petit village de Bagas, il découvre tout jeune le sport local, le rugby, et devient rapidement la star de son équipe grâce à son physique naturellement imposant. Au poste de 3ème ligne, il domine ses adversaires et, à 15ans, est logiquement recruté par le centre de formation de Toulouse. Mais il n’est pas fait pour ça. Après seulement deux mois, son village natale commence à lui manquer, et Sebastian quitte Toulouse pour revenir « chez lui ». Il reprend le rugby avec l’ASB, et s’installe de nouveau à Bagas, où il vie tranquillement depuis.
Toujours prêt à rendre service, Sebastian rencontre les Bagass quand son voisin, un dénommé T-Yupz, lui demande de l’aide sur le tournage d’un clip. Malgré les faibles moyens dont disposent les Bagass et leur manque évident de technique, Sebastian se donne à fond pour aider ses co-Bagassons dans leur projet, et obtient vite le surnom de « Carshaker » (secoueur de voiture). Quelquepart, Sebastian a contribué à la montée en puissance spectaculaire de T-Yupz et 50.