En écrivant Bagass, j’ai eu la très mauvaise idée d’y inclure un chat… l’idée paraissait bonne au départ, donc une partie de l’intrigue tournait autour de l’animal. Mais la pratique s’est avérée bien plus difficile que je n’espérais.
Après un premier tournage difficile, où on a fini par remplacer le chat par un chien, mais sans grande conviction, j’ai voulu effacer cette idée du scénario. Malheur, elle me plaisait quand même beaucoup et était quasi-essentielle à la narration. Donc il fallait trouver une solution. Comme, lorsqu’on veut tourner dans un lieu difficile, on peut ajouter un fond derrière les acteurs (à la place d’un fond vert), ici il a fallu ajouter le chat dans des scènes déjà tournées.
Surprise, cela a été encore plus facile que je n’espérait. Grâce aux maître des chats, alias mon père, alias Ricky Stash, on a pu filmer notre chat Tilly sur un fond vert, alors qu’elle faisait les “gestes” qu’on voulait! Certes, ce n’était pas parfait, entre l’éclairage et les mouvements du chat, mais c’était juste ce qu’il nous fallait.
Ensuite il faut passer à l’incrustation, où on enlève le fond vert pour le remplacer par un autre, en l’occurrence une scène du film. Bien sûr, le but est de rendre ça le plus réaliste possible, donc les détails comptent. Sur un plan avec un sol brillant, j’ai ajouté un léger reflet du chat pour mieux l’intégrer à la scène. Sur un autre, c’est avec un jeu de fausses ombres et de brindilles d’herbe devant je chat que j’ai réussi à faire un truc satisfaisant. Un peu d’étalonnage pour que les couleurs soient homogènes, et c’est gagné.
Au final, grâce à la magie du cinéma, l’idée du chat dans Bagass à pu voir la lumière du jour. Ce n’est qu’une question de temps avant de voir la première emprunte de patte sur Hollywood Boulevard…






