Après le tournage de Anna, je me suis rendu compte que, même si j’adore les prises de vue assez “nature” à la main, il y avait encore beaucoup trop de tremblements. Ceux-ci sont dus en partie au boitier Canon 7D lui même, mais pour la plupart c’est bibi qui tremble. En plus de ça, c’est très fatiguant pour les bras de tenir l’appareil devant soi pendant plus de quelques minutes.
Donc, il faut un système de support (un “rig”), une épaulière vidéo, pour être plus stable et moins fatigué lors des prises à la main (à l’épaule du coup). En faisant quelques recherches, je me suis rendu compte que le genre de système que je veux coûte à peu près un bras (environ 400€ pour le bas de gamme, et minimum 900-1000€ pour quelque chose de correct!). Et quel est l’intérêt d’une épaulière si on n’a plus de bras?
Donc je me suis inspiré du modèle qui m’intéresse, le Redrock Micro Eyespy Balance, à 1044$, que vous pouvez voir sur la photo, pour penser à comment je pourrais m’en faire un tout seul, pour moins de 100 euros… En cherchant un peu sur le web, et en réfléchissant un peu, j’ai commencé à élaborer des plans. Je tiens à remercier le site de Cheesy Cam, un super site avec plein d’infos pratiques pour les cinéastes “maison” qui n’ont pas des cents et de milles à dépenser. Voici donc l’ébauche du “Tuper Rig”, que j’espère verra bientôt le jour, et je croise les doigts pour que ça marche…
Il s’agit donc de deux barres carrés en aluminium (plus faciles à percer que des rondes), un équerre pour soutenir la caméra, la décaler et la soulever pour l’amener au niveau de l’œil, une poignée et des contre-poids, dont je ne connais pas encore la composition. Pour l’épaulière, je penser utiliser une barre plate en aluminium (facile à plier et donc à adapté à l’épaule, mais en même temps assez solide pour percer) rembourrée avec de la mousse.
Ce que j’ai surtout essayer de faire c’est de rendre l’outil modulable. Avec ce système, je pourrais avance et recule l’épaulière, et bouger latéralement la caméra sur l’équerre. Suffit que je trouve comment rendre facilement modulable la hauteur de l’équerre, et ça sera gagné pour un confort maximum (tout est relatif).
Il n’y a plus qu’à le construire maintenant…




